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La
deuxième édition du salon mondial de sport con de haut niveau : j'y étais !Les 17 et 18 août derniers à Ramatuelle (Roumanie Centrafricaine),
tout le gratin du sport con de haut niveau s'était réuni pour
une conférence mondiale, qui soufflait cette année sa deuxième
bougie.
Au programme des réjouissances : petits fours, orchestre de salsa, boissons
enivrantes et, pour les plus fortunés, des femmes de mauvaise vie.
Si l'édition précédente se voulait farouchement rétrograde
quitte à paraître réactionnaire, le cru 2001 était
résolument placé sous le signe de la modernité. Ainsi,
pas moins de 74 disciplines, parmi lesquelles un grand nombre de nouveautés,
étaient présentées à un public venu nombreux et
toujours avide de découvertes et de sensations fortes, ainsi qu'à
une cohorte de journalistes en goguette.
Tous ces badauds en eurent pour leur argent, puisque les plus grandes personnalités
du showbiz et les stars du sport con de haut niveau s'étaient semble-t'il
donné le mot pour ne rien manquer de ces deux jours. On pouvait ainsi
apercevoir allègrement de véritables légendes vivantes
déambuler en toute simplicité dans des allées noires de
monde où d'ailleurs ils ne rechignaient pas à signer des autographes
par pelletées entières. J'eus ainsi pour ma part l'honneur de
converser longuement en tête-à-tête avec Henri Bontruand,
dit la Mangouste de Villetaneuse, champion incontesté du "gobage
de tours jumelles à Manhattan", qui derrière une rafraichissante
bonhommie ne se gêna pas pour me faire part des doutes qu'ils nourrissait
quant à la survie de sa discipline en cette époque troublée.
L'heure n'était pourtant pas à la morosité et les différents
participants faisaient de leur mieux pour offrir une manifestation de qualité.
Justement, parlons-en (les championnats du monde de transition foireuse feront
sans doute l'objet d'une prochaine thèse).
Parmi les faits marquants de cette édition, on trouve en bonne place
le "lancer de nains en pantoufles" et son homologue le" lancer
de nains du haut de l'Everest", le toujours populaire "triple saut
avec une hache en travers de la carothide", ou encore le spectaculaire
"lancer du javelot avec un nain empalé dessus" (les nains étaient
véritablement à l'honneur au cours de cette édition 2001,
comme en témoigne la présence du fan-club de mimie mathy qui faisait
office de cible mouvante pour le "tir au fusil d'assaut sur nain ligoté",
une discipline pas particulièrement technique mais qui fait toujours
son petit effet dans les soirées mondaines, d'autant plus que bien souvent,
pour célébrer la fin de la compétition, le nain finit embroché
au-dessus d'un feu pour une méchoui-party).
Mais, sans conteste, l'évènement du salon se trouvait sur le
stand du "tapinage artistique" et d'ailleurs le public ne s'y trompait
pas qui s'y pressait en masse, même s'il était parfois difficile
de se frayer un chemin parmi la foule très dense. Il faut dire que les
organisateurs de cette discipline venue, comme c'est souvent le cas, de l'est,
n'ont pas lésiné sur les moyens ! Ainsi, la présence du
juge roumain, de retour sur ses terres après une tournée internationale
et le succès qu'on imagine aisément, créa une véritable
émeute dans l'assistance. On déplora même (mais pas longtemps)
le décès d'un jeune scout piétiné hors compétition
par un fan du juge qui, pour mieux admirer son idole, s'était hissé
sur la tête du pauvre garçon en oubliant d'ôter les enclumes
de ses poches. Une enquête a été ouverte afin de déterminer
pour quelles obscures raisons le scout se trouvait à ce moment là
en dehors de la cage de 20 x 40 x 15 cm dans laquelle il était supposé
séjourner dans l'attente de la démonstration d'une discipline
que les plus curés et/ou pédophiles d'entre vous connaissent sur
le bout des doigts (mais pas les leurs) : "le défonçage de
louveteau", que nous pourrons prochainement applaudir à l'occasion
des Jeux Olympiques, si toutefois les négociations aboutissent à
une conclusion favorable (et étant donné la quantité de
renseignements compromettants que les membres de la FIDEL (Fédération
Internationale de DEfonçage de Louveteau) possèdent sur les principaux
décideurs de la planète, le contraire serait étonnant).
Mais revenons au "tapinage artistique".
Le stand lui-même était un chef-d'oeuvre d'architecture roumaine,
et les alcôves délicatement décorées tranchaient
avec la mine patibulaire des entraineuses et de leurs entraineurs qui s'exhibaient
devant un public tout acquis à leur cause.
Encouragés par les vivas, les athlètes prenaient la pose, souriant
aux photographes dont les flashes crépitaient sans discontinuer. Pendant
ce temps un écran géant diffusait des petits clips sur lesquels
on pouvait s'extasier devant les prouesses de ces dieux du stade. Tout y passait
: du triple Axel (qui consiste à se faire trois clients prénommés
ainsi en même temps) au salto arrière (je ne vous ferai pas l'affront
de vous l'expliquer, et puis sait-on jamais, des âmes sensibles pourraient
nous lire) en passant par le toujours périlleux remonte-pente sarthois
(une fois de plus la décence m'interdit de vous exposer plus en détails
cette acrobatie, mais sachez que je n'en pense pas moins)... Le tout ponctué
par les acclamations et les bravi d'une audience déchainée...
Les organisateurs ne cachaient pas leur satisfaction, et l'augmentation déjà
significative du nombre de licenciés leur donne raison quand ils affirment
que le tapinage artistique sera à n'en pas à douter une discipline
majeure du sport con de haut niveau dans les années à venir. Un
grand moment qui ne sera pas près de quitter la mémoire de ceux
qui auront eu la chance d'y participer.
En marge des festivités, les dirigeants internationaux du sport con
de haut niveau, sous la houlette du toujours bon-pied-bon-oeil Miguel Ayayayay-Quebascalaba,
avaient tenu à organiser des débats autour des principaux thèmes
qui agitent ce petit, mais grandissant, monde. Ainsi furent évoqués
en vrac les droits de retransmission télé (une nouvelle fois,
l'absence des PDG des principales chaînes de télévision
ne manqua pas d'être remarquée et de susciter quelques sifflets
dans l'ancienne auberge du "Mendiant qui Pue" aménagée
pour l'occasion, même si globalement l'ambiance pourra être qualifiée
de bon enfant), le dopage (les récentes affaires ayant impliqué
les deux écarteleurs de vieillard aveugle de la délégation
russe étant bien évidemment au centre des débats, de même
que les moyens légaux ou pas d'étouffer ce genre de scandales
si jamais ils devaient se reproduire), ou encore le recours à l'arbitrage
video (ai-je besoin de rappeler que si la video avait été utilisée
lors de la dernière finale de "mangeage d'oreilles sur passant non
consentant", c'est le Belge Francis Von Der Brokervanderbrigenhottenvangerbrendel
qui l'aurait emporté par 2 oreilles à 1 contre son adversaire
le pigmé L'gn'ko ?)...
Le 18 au soir, tout ce petit monde se retrouva au Maracumba's pour fêter
comme il se doit une deuxième édition qui aux dires de tous ses
participants fut une franche réussite. Le champagne et la bière
bon marché coula à flot, vous vous en doutez...
Le mot de la fin sera pour Mauricette Oeildeperdreau, une charmante lutteuse
greco-romaine sans bras qui après quelques verres de trop, déclara,
je cite : "Dis, tu veux pas mettre tes doigts dans ma gorge pour me faire
vomir ?".
Rendez-vous dans un an pour la troisième édition !!!
MAYBAUM Frédéric
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