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6ème thèse : de la question qu'il faut se poser Débatteurs et débatteuses vous n'êtes rien. A qui
peut-on faire croire encore à notre époque que l'asphyxie
est générale, que les jeunes n'ont pas d'avenir ! Ah !
Les misérables ! Ils brillent par leur crasse et s'embarquent
dans des tournures qui tombent en désuetude. Enfin, cessons les
enfantillages et offrons plutôt des solutions. Aux jeunes férus
de sport mais aussi de speed et de frisage dans les réserves
d'Indiens, je propose des balançoires et des toboggans peints
en vert. A tous les rabbins extravertis qui pensent que les ponts ne
se traversent que de nuit, je propose une camisole des pattes. N'en
déplaise aux débattants, raisonner c'est pour les pauvres,
si vous me permettez de m'exprimer en ces termes. De l'avis de tous,
il faut mettre fin aux préjugés classiques qui embuent
les cerveaux naïfs de nos chères têtes blondes qui
sont irrémédiablement petites devant l'éternel
qui reste seul juge s'il en est. Non ! Je ne m'abaisserai pas à
de telles pratiques dégradantes car si débattre c'est
la vie, se donner en spectacle prive de toute spontanéité
les pratiquants, jeunes licenciés. La question qu'il faut se
poser en toute occasion est bien : "A qui profite la crise ?" Et, "je
crois que c'est clair, ça profite à Mittrand" !
Sachant qu'en terrain conquis il n'est nul besoin de braver les interdits,
je me risquerai à ce proverbe : "Qui peut éclipser ses
acquis n'a point à se soucier du débit de la rivière
dans laquelle il se noie".
Les travers des débattants sont au nombre de trois :
- le mangeage de cahouètes intempestif, "y compris au niveau
de la table".
- la barbarie sous-jacente lorsqu'ils se sentent acculés, se
réfugiant dans leurs derniers retranchements pour mieux contre-attaquer
et s'adonner à leur sport favori qui est d'ailleurs leur troisième
travers :
- le découpage en carrés de 8 cm par 1 m de la moquette
présente sur tous les plateaux télévisés
qui se respectent.
Permettez-moi de vous insulter monsieur, vous qui prétendez m'apprendre
à briser les reins des vrilleurs de branches d'acajou.
A celui qui prétend qu'un rectangle n'est pas un carré,
je réplique ceci : "Avez-vous vu votre tête, éspèce
d'éxécrable débatteur, vous qui ne parvenez même
pas à faire le funambule sur les fils télégraphiques,
éspèce de canard énucléé". Faites
silence, messieurs !
Dois-je pour me faire respecter abolir l'esclavage ? Dois-je pour autant
éviter les sales bourgeois crasseux qui me demandent sans arrêt
une petite pièce ?
Je suis au-dessus de tout cela !
Adieu !
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