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Thèse n°10 : D'une haine totalement gratuite

Mes amis (profitez bien de ce terme affectueux, car ce sera le dernier), cette thèse est pour moi l'occasion de vous exprimer ma haine, une haine si profonde qu'il est même difficile de la décrire. Je vous déteste, bande de mollusques décérébrés qui rampez à mes augustes pieds, souillant de votre inommable crasse la semelle de mes chaussures lorsque je vous piétine, tas de batraciens qui croupissez dans les eaux stagnantes d'une mare fétide. Oui, je vous déteste au plus haut point, et je ne sais même pas pourquoi j'éprouve envers vous un tel sentiment, où se mêlent mépris, dégoût et répulsion, le tout accompagné d'une éminente sensation de supériorité. Si, pendant longtemps (trop), votre présence a été pour moi une intarissable source de distraction à vos dépens, sachez qu'aujourd'hui tout cela m'insupporte. La vision de vos mines disgracieuses me donne la nausée, et la niaiserie de vos propos, dont la platitude me rappelle chaque jour à quel point le fossé qui vous sépare de moi est grand, est devenue parfaitement intolérable, et fait honte à mon intégrité intellectuelle. Votre pauvreté ne m'amuse plus, immondes larves, et il est grand temps que vous disparaissiez de ma vie, puisque je vous tolérais à mes côtés uniquement pour avoir de quoi nourrir mon cynisme et ma cruauté à l'égard des êtres inférieurs que vous êtes tous, sinistres bâtards dégénérés qui parasitez ma vie par vos déficiences mentales et physiques auxquelles il faudrait mettre un terme définitif, afin d'éviter que la boue dans laquelle vous pataugez ne vienne à me salir. Dites-vous bien également que vos tentatives pathétiques pour sortir de la couche la plus basse de l'espèce humaine (espèce dont j'ai du mal à croire que nous partageons l'appartenance) resteront à jamais vaines, et qu'il vaudrait mieux, pour vous, que vous cessiez ces ridicules gesticulations qui n'ont d'autre effet que d'augmenter mon courroux, et le danger auquel vous vous exposez vous paraitrait évident si vous n'aviez pas un bout de carton à la place du cerveau. A partir de maintenant, efforcez-vous de ne plus croiser mon regard, ne m'adressez plus la parole et, surtout, ne vous avisez plus de poser vos sales mains sur moi, sous peine de subir les plus acerbes de mes sarcasmes, des humiliations d'un telle ampleur que vous aurez tôt fait de maudire la lubricité de vos parents, qui ont eu le malheur de vous fabriquer, comme pour se venger de leurs propres tares en infantant les individus les plus démunis, les plus inadaptés, qu'il était possible d'imaginer. Soyez bien conscients (si tant est que cela vous soit possible) que mon écrasante supériorité, qui vous plonge déjà dans l'ombre, sera pour vous un effroyable calvaire, et que je ne me gênerais pas pour torturer les faibles esprits de la vermine désoeuvrée que vous représentez. Bientôt vous vous prosternerez devant moi, et implorerez ma clémence, mais vos gérémiades et vos lamentations n'atténueront en rien mes sentiments à l'encontre de votre sous-race malodorante, bien au contraire, car si je voue une haine incommensurable aux sombres crétins, sachez que j'exècre encore plus les lâches et les pleutres ! Vous êtes la tumeur qui gangrène ma saine existence, et je préconise une éradication totale et sans délai des excréments tels que vous, pour que l'air que votre présence a rendu vicié et irrespirable redevienne enfin pur et propice à l'évolution. Pour conclure, je vous souhaite vivement de crever d'un cancer généralisé que vous rongea durant de longues années avant d'enfin vous réduire à néant.

MAYBAUM Frédéric

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