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Xème THESE : De la mise en place d'un système hydraulique visant à compenser les pertes énergétiques occasionnées par la sur-excitation des cellules photo-voltaïques d'un appareil d'électro-ménager quelconque
Avant de commencer, je tiens à signaler que cette thèse est protégée
par les lois en vigueur au Bhutan.
La cuisine de Monsieur Tout Le Monde regorge d'appareils d'électro-ménager
quelconques. Grille-pain, friteuses, remonte-pente... sont les produits phares
de notre société de consommation. Tous les jours, nous les utilisons
pour fabriquer du fromage de tête, mais savons-nous vraiment ce qui se
trame à l'intérieur de nos... bleeuuaargh... paf ! Heu... pardon...
où en étais-je ? Ah oui ! Donc, à l'intérieur d'un
appareil d'électroménager quelconque se trouvent des cellules
photo-voltaïques dont la sur-excitation occasionne des pertes énergétiques
pouvant être compensées par la mise en place d'un système
hydraulique. Ce système hydraulique fut inventé en 1841 par le
professeur méxicain Hërbërt Leönârd, qui le premier
remarqua que s'enfoncer un pylone électrique dans l'oeil faisait "atrocement
souffrir" (sic). Démonstration fut faite de l'efficacité de ce
système au cours de la célèbre émission scientifique
finlandaise "Bröt ? Bröt Yagjklp !" (tous les mardi ou jeudi à
03:57 sur Canâl Bröt). Cette découverte valut au sympathique
Pr. Leönârd le Prix Nobel des Endives au Jambon et le propulsa en
tête des charts européens.
Mais tout n'est pas tout rose au sein de la communauté scientifique,
ce petit monde embourgeoisé qui se recroqueville sur lui-même pour
mieux se compter les poux dans les trous de nez de la tête. Ainsi, le
grand rival de toujours du Pr. Hërbërt Leönârd, le Dr.
Bërnãrd Menëz, est terriblement jaloux de cette réussite,
et entend bien ruiner la carrière de son brillant collègue. Mais
avant d'aller plus loin, rappelons brièvement l'origine de l'animosité
qui lie les deux hommes.
... début 1780... le petit Hërbërt a alors 11 ans et est un
élève studieux promis à un bel avenir. Bërnãrd,
de 2 ans son aîné, travaille déjà comme marcassin
dans un cirque, et rien ne semble le destiner à une carrière scientifique
(ni même à une carrière du tout). Mais le hasard en décidera
autrement. Par une chaude soirée d'été, Papa et Maman Leönârd
emmènent leur rejeton se détendre au cirque. Le petit Hërbërt
s'amuse comme un fou alors que se succèdent les clowns, les jongleurs,
les trapézistes... La soirée touche à sa fin. Tout le monde
attend le clou du spectacle : le numéro du marcassin qui danse la gigue
avec du persil dans les oreilles. Les lumières s'éteignent, tout
le monde retient son souffle. Cà y est, le moment si longtemps attendu
arrive enfin. Le fier Bërnãrd s'avance sur la piste sablonneuse,
tout auréolé d'une gloire qu'il savoure à l'avance. Chaque
soir, son exceptionnel numéro déplace des foules immenses. Il
connaît chaque geste sur le bout des pattes. Rien ne peut lui arriver.
Et pourtant...
Et pourtant, au beau milieu d'un pas particulièrement délicat
(un triple gauche-gauche-gauche-droite-gauche demi-tour avec vrille et double
tire-bouchon arrière en remuant les sourcils), il trébuche, se
fait une clé aux orteils et se mord la queue. La raison de cette chute
? Extrêmement simple. Le jeune Hërbërt, grâce à
sa parfaite connaissance du monde animal, s'aperçoit très vite
que Bërnãrd n'est pas vraiment un marcassin, et hurle à l'imposture.
Dans le silence ambiant (toute l'assistance retenant sa respiration), ce cri
a le don de destabiliser le jeune artiste, entrainant le viandage de tête
que l'on sait et qui lui laissera d'inavouables et irréversibles séquelles
physiques. Humilié comme jamais, Bërnãrd jura de se venger.
C'est ainsi qu'il laissa tomber le cirque, et reprit le chemin de l'école.
Puis, tout comme Hërbërt, il suivit des études de médecine,
qui furent couronnées de succès. Et voilà donc nos deux
hommes qui s'affrontent à présent sur le terrain médical,
chacun n'ayant de cesse de prouver qu'il est meilleur praticien que l'autre.
Puis vint...
... la découverte du système hydraulique visant à compenser
les pertes énergétiques occasionnées par la sur-excitation
des cellules photo-voltaïques d'un appareil d'électro-ménager
quelconque. Le Pr. Hërbërt Leönârd venait de frapper un
grand coup dans la lutte psychologique des deux hommes, mais Bërnãrd
Menëz n'avait pas dit son dernier mot. Profitant d'un séminaire
de médecins (sur le bien-fondé de l'utilisation de Préparation
H au cours des opérations à coeur ouvert sur les femelles vaches)
auquel le Pr. Leönârd était convié en sa qualité
de superstar mondiale de la pop, le Dr. Menëz mit sur pied un stratagème
des plus machiavéliques. Déguisé en conducteur de tractopelle,
il interrompt le discours du Pr. Leönârd et lui fait des avances
de nature homosexuelle, devant toute la confrérie des médecins,
sidérés pour l'occasion. Outré, Hërbërt se défend
comme il peut en invoquant, je cite, "une trop forte dose de mort aux rats dans
sa pâtée pour canari", explication quelque peu vaseuse qui ne convaincra
pas ses collègues. Le Pr. Leönârd est accablé. Toute
la salle le hue, des jurons éclatent, des seringues volent... Le Dr.
Menëz savoure sa victoire, quand soudain, dans un grand coup de tonnerre,
surgit SUPER-CONDUCTEUR-DE-TRACTOPELLE, dans son habit de lumière. En
un tour de main rageur, il démasque au vu et au su de tous l'éternel
imposteur qu'est le Dr. Menëz, qui sera conspué et banni à
jamais de l'ordre des médecins après cette sale histoire, non
sans déclarer que "Et merde" et aussi que "Putain". Le Pr. Hërbërt
Leönârd est recrédibilisé, son système hydraulique
visant à compenser les pertes énergétiques occasionnées
par la sur-excitation des cellules photo-voltaïques d'un appareil d'électro-ménager
quelconque est encensé par la critique, et le pape meurt dans "d'atroces
souffrances" (sic).
Tout étant bien qui finit bien dans le meilleur des mondes, je vous
tire ma révérence en vous souhaitant de Poisseuses Chattes.
MAYBAUM Frédéric
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