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Thèse tant attendue et accessoirement 12ème : De... vinez qui ? (titre non définitif)"Wilkommen, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, à votre grand
jeu tribimestriel : la Célébrité Mystère !
Ce soir encore, vous devrez découvrir le nom d'un illustre personnage
dont nous vous donnons la biographie. Le numéro du standard est
le 08 36 68 01 01 01 01 01 01, le premier à nous donner la bonne
réponse gagnea son poids en rable de lapin. Bonne chance à
tous et que le meilleur gagne !"
Né le 12 mars 1902 à Ouagadougou, fruit de l'union clandestine
d'un riche exportateur de semelles compensées et de la fille d'une
baronne décédée, le jeune X révéla très
tôt d'indéniables prédispositions pour le balayage
des surfaces lisses. C'est avec pour tout diplôme en poche un TB
à une dictée-questions qu'il quitte le CP pour se consacrer
à son art, mais il se heurte à l'incompréhension de
ses parents, qui décident de lui couper un bras. Dès lors,
c'est l'engrenage pour X, âgé de 14 ans, qui quitte le domicile
familial et part affronter la société et son cortège
de rapaces malveillants qui rôdent.
A 20 ans, il entre au Conservatoire et apprend la cornemuse. Deux ans
plus tard, il intègre le Berliner Philarmoniker et fait fortune.
En 1929, c'est la crise. Ruiné, X, devenu homme d'affaires nictalope,
décide de jouer le tout pour le tout : il devient cobaye pour une
usine de traitement des eaux usées à La Hague, et parvient
miraculeusement à se refaire. Dix ans et une quinzaine de chimiothérapies
plus tard, il s'offre une pause bien méritée en vendant des
emballages de Cochonou recyclés aux abords des départementales.
Ce repos lui fit sans doute grand bien, car l'année suivante, ce
stakhanoviste du travail enchaîne, pêle-mêle : la découverte
du vaccin contre la rage, un oscar pour son interprétation magistrale
dans E.T., le Prix Nobel du Bolchévisme et une émission culinaire
en access prime-time avec Maïté en guest-star. La gloire est
au rendez-vous, mais X se lasse peu à peu des soirées mondaines
et des orgies monstrueuses avec des top-models hongroises. En 1942, il
se laisse pousser la moustache et entre à la Gestapo comme conseiller
matrimonial, mais la fin de la guerre le précipite dans le tourbillon
de la prostitution. Débauché par un armateur grec de sinistre
mémoire, il échoue sur les trottoirs de Bogota, qu'il arpente
sous le sobriquet de Lili, s'offrant à des touristes européens
peu regardants sur la marchandise. Sa rencontre avec Pablo Picasso le sauvera
de l'enfer. Il devient l'égérie du maître pendant sa
période bleue, jusqu'à ce que, déprimé par
l'intrusion d'Amanda Lear dans l'entourage du peintre, il plaque tout et
s'engage dans l'armée Napoléonienne, où il se blesse
grièvement en faisant cuire des pâtes et obtient une pension
d'invalidité à 98%. Effrayé par la retraite dorée,
synonyme d'inactivité, qui s'offre à lui, il décide
de jeter les forces qui lui restent dans un dernier baroud d'honneur :
il entame une carrière d'avaleur de parpaings dans un cirque, carrière
qui lui sera, hélas, fatale.
"Et voilà, à vous de jouer, chers téléspectateurs.
Je vous rappelle le numéro : 08 36 68 01 01 01 01 01 01. A vos téléphones
!"
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