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Le site le plus débile du web (si si c'est lui)
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De l'utilisation abusive et exagérée de substances hallucinogènes et illicites et de ses conséquences, notamment l'utilisation inappropriée et incroyable d'un grand nombre d'adjectifs dans des phrases tortueuses et incompréhensibles
"Il n'est Pierrot que l'eau qui dort", me disait encore il y
a peu ce cher Jacques, juste avant que je lui demande qui était Pierrot
et que je lui décoche un direct du gauche pour rien, comme ça.
Parce qu'il faut savoir que Jacques a particulièrement une sale gueule,
et quand je dis particulièrement, j'entends rien du tout (puisque je
le dis dans ma tête), mais je le dis avec force, véhémence
et ma bouche (ah pardon, je me suis gourée de thèse (et en plus
je me contredis (bon Fanny, va falloir construire un discours un peu plus cohérent
maintenant (ok)))).
Je m'engage donc à ne mettre aucune parenthèse dans cette thèse,
même s'il m'en coûte ( ah, pardon, j'ai failli,
et c'est peu de le dire, même si je le dis quand même, ah la la
c'est hyper dur sans parenthèses et si vous me suivez, enfin si vous
suivez ma pensée, vous devriez comprendre à quel point c'est dur,
et quand je dis dur je veux dire difficile, bien entendu, tandis que quelque
esprit tortueux et sceptique aura fait un rapprochement tordu et irrespectueux
avec un objet du délit et du désir alors même que moi-même
n'y avait ni pensé ni désiré, ni même délictué
et qu'il n'y avait lieu d'y penser, pas même un petit filet (de lieu (j'ai
pas pu résister)). BREF, tout ça pour dire que rien du tout et
que voila.
Nous disions donc que Jacques a une sale gueule, donc, et une sale gueule particulièrement
sale et il serait, je crois particulièrement temps que j'ouvre mon dictionnaire
des adverbes, histoire de changer un peu, parce que ça devient particulièrement
répétitif là.
Nonobstant, je parlais des adjectifs, qui parfois prennent une place par trop
importante et accentuée, au sein d'une phrase, qui prend alors un sens
tout à fait différent et déplacé de son sens d'origine,
clair et précis. Il arrive même en de rares et inimitables occasions
que le sens intrinsèque et obsolète des adjectifs utilisés,
n'ait plus qu'un rapport lointain et fastueux avec celui que l'on voulait auparavant
exprimer. La phrase prend donc un sens dilettante et inflammatoire, alors même
que le lecteur, épuisé mais ravi (fallait-il que l'on s'aime et
qu'on aime la vie © Charles Aznavour) fera appel à toutes ses forces
existantes et parallèles pour tenter de comprendre à l'aide de
toute sa raison ronde et bleue, que font donc ces adjectifs ici, noudoudiou
de noudoudiou ! !
C'est là qu'intervient la méthode dite Ç de compréhension
rapide et aléatoire par absorption massive et contrepétatoire
de substances illicites et hallucinogènes È.
Pourquoi ? me direz-vous alors d'un air interrogatif tout autant que trébuchant.
Et là, je laisserais la parole à ce cher Jacques, inoubliable
et boisé, qui dira, de sa voix profonde et retardataire, que Ç là
où y'a de l'hallucinogène, y'a pas d'hallucinoplaisir ! ! È.
Je vous aime et n'oubliez pas : chez nous, les IVG se pratiquent le vendredi
!
Fanny
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