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Le site le plus débile du web (si si c'est lui)
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De comment fut créé le Monde (thèse délibérément fantaisiste)La thèse qui va suivre est certainement le projet de thèse
le plus ambitieux jamais réalisé. Tant pis pour ceux qui
s'en décèderont avant d'en arriver au terme.
1 (molto vivace) : L'aube de l'humanité ou quelque chose de moins
copié sur 2001.
Au commencement étaient les poulpes. Puis vinrent les guidons
de vélos, les sangles d'accordéon et les lotions après-rasage
parfumées à l'eucalytpus. Et Moïse apparut, chevauchant
fièrement son fidèle destrier Azim, un âne turc sans
jambes au regard mutin. Il prit la Terre entre ses petits doigts boudinés
et en fit un panini et le mangea trop vite alors il eut le hoquet. Puis
comme il se faisait un peu chier il écrivit une thèse, puis
une autre, puis une autre... et au bout d'une dizaine il se dit qu'il avait
trop la classe. Puis il rentra chez sa mère et le monde resta comme
ça pendant quelques millions d'années-lumières. Puis
Steven Spielberg arriva chevauchant fièrement une mangouste et il
créa 3 dinosaures qu'il appela Athos, Portos, Aramis et D'Aboville
qui avait une barbichette. Portos, qui était moins âgé
que le plus vieux et plus âgé que le plus jeune mais aussi
plus vieux que l'autre, fut nommé maître du monde et épousa
Ruth Elkrieff qui devint alors son épouse et lui donna 3 enfants
qui moururent. Mais Athos était un sale conspirateur à la
solde des Taïwanais alors il tua son frère et épousa
sa femme qui devint la sienne jusqu'à ce qu'elle meure d'une crise
de foie des pieds. Et puis Dieu arriva chevauchant fièrement ses
tongs japonaises mais pas assez fièrement pour mériter un
peu de ponctuation et dit : "C'est quoi tout ce bordel ? Rentrez tous chez
votre mère, nom de Moi !" et il reprit les choses en main et tout
le monde filait droit après ça. Puis Dieu créa les
Happy Meals et c'était une sacrément bonne invention pour
l'époque alors il eut le méga-respect. Un jour, Dieu tomba
sur une des thèses de Moïse et il trouva ça stupide
alors il l'envoya dans un goulag pour lui apprendre un peu à ce
tire-au-flanc. Mais Moïse s'en foutait les couilles parce qu'il détenait
la force toute puissante, alors il s'évada du goulag et alla trouver
Dieu pour lui dire ses 4 vérités. A ces mots, Dieu ne s'en
tint plus de joie, il ouvre un large bec et défie Moïse dans
une partie de Dix de chute qui restera dans les annales de ce jeu. Ah !
Il fallait voir Dieu et sa célèbre technique de "l'attaque
qui ressemble à un rabot", et ce pauvre Moïse qui, n'écoutant
que sa soif, repoussait vaillamment le pilonnage incessant de son adversaire.
La partie dura comme ça pendant des milliards de siècles
et 12 minutes, moment où Dieu décida, et nul n'aurait pu
le contredire, que pause il avait bien mérité un café.
Profitons de cette providentielle pause pour signaler que pendant que
ces deux crétins jouaient à Dix de chute, le monde commençait
très sérieusement à partir en couilles, et d'ailleurs
c'est pour cela que l'on appela cette période :
2 (allegretto ma non troppo, un poco maestoso) : L'Antiquité.
Les Grecs qui, comme chacun sait, ne sont que de sales pédés,
passaient leurs journées à écouter les Village People
et à ne pas manger des Danette©, contrairement à Jean
Galfione le sauteur à la perche champion olympique. De plus les
Grecs avaient plein de dieux qui portaient tous des noms de pédés
sauf les femelles dieux qui elles avaient des noms de putes. Bref, autant
dire que tout le monde se foutait ouvertement de leurs gueules, à
ces gros pédés de Grecs, et même que ça commençait
à les faire chier, alors pour se venger ils décidèrent
de devenir les maîtres du monde à la place du calife. Ils
commencèrent par annexer l'Autriche-Hongrie, ce qui eut pour effet
de ha pardon rien du tout, alors ils annexèrent le Pape qui n'en
demandait pas tant. Cette fois, c'en était trop pour Clark Kent
alias Superman qui enfila Loïs Lane...euh pardon, qui enfila son bleu
de travail pour aller sauver le monde. Mais bien sûr ces petits pédés
de Grecs ne l'entendaient pas de cette oreille et lui cassèrent
la gueule, tous pédés qu'ils étaient. Rien ne s'opposait
plus désormais à leur effroyable et efféminée
ascension. Rien ? Non non, vraiment rien. Sauf peut-être que c'était
des gros pédés habillés en jupettes volantes qui dansent
le sertaki sur YMCA. Sinon rien. Alors ils furent maîtres du monde
et le restèrent un bon moment quand même, jusqu'à ce
que les autres peuples se disent que si ces gros pédés de
Grecs de mes couilles avaient réussi à devenir maîtres
du monde, ils y arriveraient surement eux aussi. Mais voilà, il
ne peut y avoir qu'un seul maître du monde, alors Don King proposa
de régler ça sur un ring de boxe, ce que tout le monde accepta.
Mike Tyson était là lui aussi, alors les autres la ramenaient
un peu moins, à part les Grecs qui sont des gros pédés
merdeux, il convient de le rappeler. Bref, je vous passe les détails,
Mike Tyson éclata la gueule à tout le monde (surtout à
ces cons de pédés de Grecs) et devint à sont tour
maître du monde. En tous cas, jusqu'à...
3 (staccato) : La fin de la partie de Dix de chute entre Dieu et Moïse.
La pause ne semblait pas avoir calmé les ardeurs de Dieu, casaque
verte toque verte aussi mais pas le même, d'autant plus que quelques
minutes à peine après la reprise, Moïse se retrouvait
en infériorité numérique, un de ses pions s'étant
fait expulser par Monsieur Larbitre pour unnecessary roughness. Dieu mena
rapidement 2 sets à rien et 5-4 service à suivre dans le
troisième, autant dire que Moïse était dans la merde
la plus fraîche qui soit. Les points s'enchainaient à une
allure folle et bientôt Dieu obtint 2 balles de match. Le public
indiscipliné manifesta longuement et bruyamment son enthousiasme,
avant d'être rappelé à l'ordre par l'arbitre de chaise
M. Bruno R. et de se calmer un peu. Dieu faisait lentement rebondir la
petite balle jaune sur la terre ocre de Roland-Garros. Son adversaire était
cuit, il le savait et il aimait cette sensation de surpuissance qui s'emparait
de lui. Il jeta un regard mécanique à Moïse qui semblait
déjà être dans les austères studios de France
3 Périgord, donnant à un journaliste grabataire les raisons
de sa défaite. La balle s'éleva dans les airs puis fut violemment
projetée en avant. Elle heurta la bande du filet et retomba mollement
hors des limites du terrain. "Let ! Faute", entendit-on. "Second service",
annonça la voix rocailleuse du sémillant Bruno. Dieu se replaça
derrière la ligne de service, toujours serein. Il choisit méticuleusement
une autre balle, et la fit rebondir elle aussi. Le stade tout entier n'attendait
plus que ce moment où il pourrait exploser de joie, tous ces hommes
et ces femmes célébrant unanimement le héros de la
quinzaine. Il avait éliminé les plus grands, lui, modeste
275ème joueur mondial, issu des qualifications, qui n'était
pour tous ces gens assis dans les tribunes et devant leur téléviseur,
qu'un parfait inconnu avant ce tournoi, et qui là s'apprêtait
à donner le coup de grâce à son adversaire, le grand
Moïse, en finale des Internationaux de France. Il jeta la balle en
l'air et la frappa. Elle fusa, hors de portée de Moïse. C'était
un ace, n'eût été cette voix, cette voix que Dieu avait
crue un instant sortie de son imagination. Mais elle était bien
réelle :
"Faute de pied !". Le public, incrédule et déçu,
se mit à siffler et à invectiver le pauvre juge de ligne.
Dieu lui jeta un regard plein de haine, mais se garda bien de protester
: cela n'aurait servi à rien, et il le savait pertinemment. "40-30",
dit le sympathique Bruno d'une voix sans émotion. Le temps de laisser
le public se calmer, et déjà Dieu se replaçait au
service. Moïse, lui, souriait péniblement. Cet "incident" ne
semblait pas lui avoir redonné quelque espoir, lui qu'on avait vu
si fringant sur les pistes ensablées du Kalahari, lui qui il y a
quelques années, ici-même dans la capitale du luxe et du bon
goût raffiné qui charme toujours les invités, n'avait
fait qu'une bouchée du tenant du titre le norvégien Hägen
Dass. Ironie du sort, il n'était alors qu'un inconnu, tout comme
l'est celui qui s'apprête aujourd'hui à lui faire connaître
pareille mésaventure. Mais déjà Dieu se préparait
à servir pour la victoire. La balle monta vers le ciel sans nuages
de Paris la Magnifique, sembla flotter quelques instants au sommet de sa
trajectoire, puis le vigoureux bras gauche de Dieu la claqua avec force.
Le compteur afficha 215 km/h ! Moïse la rattrapa de justesse et la
renvoya tant bien que mal, juste pour s'apercevoir que Dieu avait avalé
sa moitié de terrain en quelques-unes de ses immenses et élégantes
foulées et trônait déjà, majestueux, au-dessus
du filet, prêt à mettre un terme à cette partie de
Dix de chute qui n'avait que trop duré, n'est-ce pas cher lecteur
? Son bras ne trembla pas. La raquette ultra-tendue gifla la pauvre balle
tel le vent glacé cinglant le visage violacé du malchanceux
ou imprudent randonneur égaré dans le Grand Nord. La balle
s'écrasa loin du pauvre Moïse qui n'avait pas esquissé
le moindre mouvement d'orteil. Cette fois c'était la bonne ! Le
public qui s'était tellement retenu put enfin laisser éclater
sa joie dans un formidable brouhaha qui couvrait en partie les frais d'hospitalisation...
oups, je voulais dire, qui couvrait en partie la voix musquée du
toujours jeune Bruno qui officialisait là une victoire à
laquelle nul n'aurait ne serait-ce que rêvé 15 jours auparavant.
Partout les gradins explosaient, et tout n'était que rires et embrassades.
Par endroits, des gens, ivres de bonheur, se vomissaient mutuellement dessus.
Au milieu de ce vacarme assourdissant, Dieu leva les bras au ciel puis,
heureux comme un gosse, se roula dans cette terre qui l'avait tant fait
souffrir avant de lui offrir la plus grande des joies. Moïse, pas
bégueule, vint le relever et les 2 hommes se serrèrent la
main, avant de tomber dans les bras l'un de l'autre. Puis Dieu salua ce
formidable public qui l'avait soutenu tout au long du tournoi. Déjà
une cohorte de journalistes, Nelson Monfort à leur tête, se
hâtait auprès de lui, brandissant ça et là calepins,
magnétophones ou micros. Mais Dieu ne les voyait même pas.
Il était sur son petit nuage, tout seul ,au-dessus du commun des
mortels, et pour rien au monde il n'aurait souhaité redescendre.
Il le dut cependant car la cérémonie de remise des prix allait
bientôt commencer et des officiels de toute sorte s'agglutinaient
autour de lui. Monsieur Bertrand Lapasset, président de la Fédération
Française de Rugby, lui remit le superbe trophée du vainqueur
devant une foule debout et ovationnant son héros, qui déclara
sobrement que c'était là le plus beau jour de son existence.
Puis la vie reprit son cours, loin des cris, des bousculades, loin du tumulte
médiatique... Dieu, encore tout auréolé d'une gloire
naissante, cassa la gueule à Mike Tyson et reprit son titre de maître
du monde, avant de décréter que le Moyen-Age était
une période trop ridicule pour justifier un quatrième paragraphe,
surtout qu'il n'avait pas dormi depuis près de 30 heures, et qu'il
ne risquait pas de se coucher avant un bon moment encore.
MAYBAUM Frédéric
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